Pépinière Palmaris palmiers yuccas agaves bananiers Qu'est ce qu'un palmier?

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Palmiers de tous climats, yuccas, agaves, bananiers, héliconias, fruitiers tropicaux, plantes originales...

Sommaire

Le palmier, une herbe géante
Les Palmiers dans le monde
Comment cultiver les palmiers ?
Où cultiver des palmiers ?
- Des palmiers au jardin
- Des palmiers dans la maison
- Des palmiers dans la véranda
Votre premier palmier
A propos de la collection...

 

Le palmier, une herbe géante

Le palmier est une monocotylédone, c'est-à-dire une "herbe géante" ne possédant, (sauf exceptions), qu'un seul bourgeon foliaire assurant sa croissance.

Son "tronc" n'en est pas un car il ne présente pas de stries d'accroissement avec les saisons. Il est appelé un "stipe ". Il ne croît pas en diamètre avec le temps car il ne possède pas d'assises cellulaires concentriques pour cela comme chez les arbres. Si certains stipes s'enflent avec le temps, c'est par l'augmentation du nombre des canaux issus du bourgeon foliaire qui le traversent. Par contre, le stipe s'allonge vers le haut.

Les Ceroxylon des Andes possèdent les plus hauts stipes du monde, de 40 à 60m ! L'espèce présentant le plus gros stipe est celui du cocotier du Chili, acclimatable dans le Sud et l'Ouest de la France : Jubaea chilensis. Il dépasse facilement le mètre de diamètre pour une hauteur de 10 à 12 mètres. De nombreuses espèces de sous-bois tropicaux ou équatoriaux, peu cultivées jusqu'il y a peu de temps, restent de taille modeste et ne sont pas pour autant dénuées d'esthétique. Certaines sont même de gracieuses lianes épineuses (rotins).

Les feuilles du palmier sont des palmes.
On distingue 2 grands types de feuilles. Les feuilles pennées ressemblent à des plumes. Les feuilles palmées sont plus ou moins rondes à nervures radiantes. De nombreuses formes dérivées très élégantes existent :
- costapalmée (feuille palmée à nervure centrale prédominante prolongeant le pétiole) chez les Sabal,
- entière palmée (feuille ronde ou oblongue plissée en éventail) comme certains Licuala,
- entière comme les superbes et recherchés Johannesteijsmannia et Manicaria,
- bipennée à folioles en nageoires de poisson comme les gracieux Caryota,

- bifides comme certains Chamaedorea américains ou Dypsis de sous-bois malgache.

Ces formes de feuilles qui font des palmiers les princes du règne végétal, sont parfois rehaussées de couleurs vives : rouge, orange, jaune ou étonnantes : bleu ciel, gris et blanc. Ces couleurs sont souvent accentuées chez les jeunes plants.

L'inflorescence du palmier est un spadice, grappe de fleurs entourée d'une bractée protectrice, la spathe, avant la floraison. Certaines espèces fleurissent et fructifient chaque année. D'autres, ne fleurissent qu'une seule fois et meurent, parfois après 80 années de croissance ( Corypha umbraculifera, le talipot) ! De nombreuses espèces dites monoïques, présentent des fleurs mâles et des fleurs femelles sur la même plante ou des fleurs hermaphrodites. D'autres espèces, dites dioïques, ont des plantes mâles et des plantes femelles distinctes.

Les fruits sont souvent brillamment colorés pour attirer les gourmands qui disperseront ainsi leurs graines (singes, rongeurs, oiseuax). Ils sont généralement charnus et chacun contiennent le plus souvent une seule graine.

Les graines sont de formes diverses, parfois minuscules comme celles de certains Coccothrinax des Antilles, ou parfois énormes. La plus grosse graine du monde végétal est celle du palmier Lodoicea maldivica des Maldives appelé Coco-fesses. Elle atteint 12kg, mais n'oubliez pas que déjà la lourde noix de coco de votre corbeille de fruits est une graine viable de cocotier !

Leur statut d'herbe géante confère aux palmiers un avantage que ne possèdent pas les arbres : la possibilité d'être transplantés à tout âge moyennant quelques précautions. Ils reconstituent en effet assez facilement leur système racinaire, même s'ils sont plus que quinquagénaires.

Une autre particularité des palmiers est la longue période de latence avant la germination. Cela est surtout vrai pour les grandes espèces de climat tempéré. Il n'est pas rare que l'essentiel d'un semis ne lève que 6 à 12 mois voire plusieurs années après avoir été semé, même si quelques graines lèvent dès les premiers mois. A l'inverse, de nombreuses espèces tropicales et sub-tropicales ont des semences fragiles à viabilité n'excédant pas quelques semaines. Cela n'empêche pas les mêmes espèces d'être très résistantes en culture.


Les Palmiers dans le monde

Avec près de 3000 espèces réparties en plus de 250 genres, les palmiers (Arécacées) forment une importante famille botanique, essentiellement répartie dans les contrées chaudes (entre +30° et -30° de latitude). Si pour nous, occidentaux, l'image du palmier évoque les vacances au soleil, pour les populations tropicales, il est source de vie. Les palmiers constituent la famille botanique qui comporte le plus grand nombre d'espèces utilisées par l'Homme. C'est d'ailleurs une raison majeure de raréfaction des palmiers dans le monde.

On estime qu'au XIXème siècle, un tiers des habitants de la terre vivaient des produits des palmiers. Ces plantes fournissent de tout : alimentation (fruits, farine, huile, cire alimentaire, sucre, boissons), habillement (fibres végétales), ameublement (rotin), construction (stipes pour la structure, feuillage pour la toiture) et bien sûr des substances médicamenteuses.


Comment cultiver les palmiers ?

En germant, beaucoup de palmiers développent une longue racine pivotante avant même de former leur première feuille. Celle-ci ressemble très souvent à une feuille de graminée coriace et rigide. La racine pivot sera bientôt rejointe par d'autres, puis souvent disparaîtra. Mais tant qu'elle est unique ou prépondérante, c'est à dire pendant une à 2 saisons, elle est la source d'alimentation principale de la plantule et entraîne la mort de celle-ci si elle est coupée ou blessée. Il faut donc respecter son intégrité et sa position lors de tout rempotage dans les premières années du palmier. On utilise donc des pots hauts pour cultiver les palmiers.

Les palmiers aiment généralement les sols drainés légèrement acides. Il est important que l'eau ne stagne pas dans le substrat ni sous le pot. Certaines espèces le supporteront, mais généralement, cela fragilisera le plant qui subira des attaques cryptogamiques (moisissures), la plus grave étant la pourriture de l'unique bourgeon dont quasiment aucune espèce ne réchappe à l'état jeune !

Beaucoup d'espèces de palmiers sont gourmandes en engrais. La formule qui leur convient généralement aux palmiers est 3-1-3-1 soit 3 parts d'Azote, 1 part de Phosphore, 3 part de Potassium et 1 part de Magnésium. Il importe également d'associer tout un cortège d'oligo-éléments (sels de métaux entre autres). L'usage d'engrais de proportions 15-9-9 sur les palmiers de climat tempéré donne de bons résultats. Comme il est hors de question que chacun se transforme en chimiste pour composer lui-même son engrais, PALMARIS utilise et recommande l'emploi d'un des rares engrais proches disponibles chez les professionnels à savoir 16-8-12-2 + oligoéléments, un engrais encapsulé qui se libère en 9 mois. Ce sont de mini-capsules poreuses libérant l'engrais par osmose durant la belle saison quand la température est douce. On l'ajoute à raison de 300 à 400 gr/100 litres de substrat. Comme les rempotages se réalisent au printemps et que l'hiver est une période de ralentissement de croissance chez les palmiers cultivés, l'engrais incorporé au substrat reste valable jusqu'au rempotage de l'année suivante.

PALMARIS vous propose tous les matériaux et matériels de base nécessaires à la réussite de vos cultures de palmiers (substrat et bacs de semis, pots hauts "spécial palmier").

 


Où cultiver des palmiers ?

Des palmiers au jardin
La flore européenne continentale naturelle ne comporte que 2 espèces de palmiers : le Chamaerops humilis (espèce la plus septentrionale au monde), encore présent spontanément en Espagne, et le Phœnix theophrasti, espèce récemment identifiée en Crète (1967). (Le Phœnix canariensis, endémique des îles Canaries, est bio-géographiquement rattaché à la flore africaine).
De nombreuses espèces provenant d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud, d'Afrique du Sud, d'Asie et des terres australes de l'Océanie peuvent être cultivées sur le sol de France : près de 100 en Corse. 3 ou 4 résistent à tous les climats du territoire métropolitain. Pour peu qu'on ne dépasse pas 600 mètres d'altitude, une vingtaine d'espèces est cultivable en pleine terre dans le Sud-ouest. À une époque où règne l'uniformité dans nos jardins, où les mêmes arbres et arbustes sont plantés du Nord au Sud de la France, pourquoi ne pas introduire un élément de rêve et d'harmonie dans votre paysage de tous les jours ?

Le palmier n'acidifie pas le sol comme les conifères, il ne cause pas de problème de feuilles mortes, son introduction dans les jardins, est inoffensive pour l'environnement et n'est pas source de travail fastidieux (taille, ramassage de feuilles, etc...). Tout au plus doit-il être l'objet de quelques soins attentifs lors de sa plantation et d'une protection hivernale les premières années pour certaines espèces délicates.

Des palmiers dans la maison
Hormis les kentias (Howea forsteriana) , les Chamaedorea elegans, les areca (Dypsis lutescens), et parfois les Rhapis, peu de palmiers d'intérieur sont proposés par les jardineries. Il en existe pourtant de nombreuses très décoratives. Les genres Chamaedorea, Pinanga, Licuala, Livistona, Geonoma, Dypsis, etc... comptent de nombreuses espèces de sous-bois tropicaux qui s'accommodent bien de nos intérieurs, pourvu que nous leur prodiguions quelques soins minimums.

Des palmiers dans la véranda
Si vous êtes possesseur d'une véranda ou d'une serre de culture tenue à +5°c minimum l'hiver, vous êtes vraiment privilégié. Sans perdre de vue le problème de gestion de l'espace, il vous est possible de cultiver de très nombreuses espèces car vous disposez alors de ce qui manque le plus dans une maison : la lumière solaire ! La seule limite biologique est alors fixée par la température minimale hivernale et... la hauteur du plafond ! A +8°c de température minimale l'hiver, vous pouvez cultiver 70% des espèces de palmiers que nous vous proposons (climat noté "Tr") dans notre liste générale. A +3°c minimum, 50% de nos espèces vous sont encore accessibles (climat noté "Te-Tr") ! Un simple petit chauffage d'appoint suffit souvent à passer correctement les quelques nuits les plus froides des hivers. Plus que le froid seul, c'est souvent la combinaison "humidité du substrat + froid" qui affaiblit le palmier. En modérant les arrosages hivernaux, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Votre premier palmier
PALMARIS vous conseille de débuter par quelques espèces rustiques peu exigeantes et qui vous satisferont car elles croissent rapidement et tolèrent les erreurs de cultures des débutants.
Le Washingtonia filifera vous surprendra par la métamorphose en 2 à 3 saisons de leur aspect de plantule en palmiers à tronc globuleux brun-orangé et la grâce de leurs feuilles garnis de fils blancs vrillés.
Le Trachycarpus fortunei vous apportera le plaisir de voir grandir en pleine terre une espèce rustique en tout lieu non montagnard du territoire français.
Le Latanier rouge (Latania lontaroides) aux feuilles rouges et vertes, le Dypsis decaryi à la base de la couronne foliaire triangulaire, sont d'excellentes plantes d'intérieurs clairs. Leur croissance lente en fait de belles plantes d'ornement.
Les Caryota et les Arenga vous étonneront par leur feuillage élégamment découpé en nageoires de poisson.
Il existe bien d'autres espèces qui vous satisferont. PALMARIS vous accompagnera dans leur découverte...

A propos de la collection...
Tout détenteur de collection botanique est responsable d'une part de la sauvegarde de la biodiversité ! Les palmiers ne sont pas produits par boutures, comme de nombreuses plantes de pépinières, mais par semis. Or, les graines ne viennent pas toutes de jardins botaniques. Certaines, les plus rares généralement, proviennent de récoltes "sauvages" plus ou moins contrôlées. On peut s'insurger contre cette pratique, mais il faut savoir que dans la nature, une infime partie des graines germe et a fortiori donnent des palmiers adultes quelques années ou dizaines d'années plus tard. Si l'espèce est rare, c'est beaucoup du fait des populations locales qui la surexploite sans s'inquiéter de la voir disparaître totalement (abattage des plants adultes pour divers usages : la consommation ou la construction, consommation incontrôlée des fruits et plantules par les animaux domestiques, déforestation, destruction des graines par des rongeurs introduits pour les espèces insulaires, etc...). De nombreuses espèces de palmiers sont d'ores et déjà condamnées in situ et ne survivront génétiquement que grâce aux collections botaniques qui permettront un jour peut-être leur ré-introduction en des sites protégés. Dans le souci permanent de ne pas gaspiller cette part de patrimoine que nous gardons tous, PALMARIS se tient toujours à votre disposition pour vous conseiller dans la maintenance de vos plantes, parfois même jusqu'à vous déconseiller leur acquisition en fonction de vos installations et votre expérience.

La vie au milieu de nos "bébés palmiers" est pour nous un réel plaisir que nous vous invitons à partager.

Léon ROGEZ

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